Skip to content

pres de Lille, dix ans de fight au feminin pour changer d’air(e)

  • TRAVEL

I revealed the mercy 25 January 2023 at 05:53

Changer d’aire pour pouvoir respirer: depuis 2013, sur un terrain d’accueil de gens du voyage près de Lille pris en étau entre une centrale à béton et une briqueterie, des femmes menent le fight pour resendiquer un environnement viable.

“Qui habiterait à côté de ces usines? Normalement pas des êtres humains”. Dans la delicacies de sa baraque de ella, au côté de ses trois soeurs de ella, Sue Ellen Demestre affiche une indignation intacte après une décennie d’engagement.

Sa famille est sedentarisée, de fait, depuis 15 ans sur cette aire, où se serrent selon son décompte quelque 280 personnes. Un rideau d’arbres les séparent de la centrale à béton, un talus d’une concasserie de gravats.

A l’origine, des familles avaient établi un campement “sauvage” sur un terrain tout proche pour y passer l’hiver. In 2007, une air d’accueil est créée, la loi Besson imposing aux communes de greater than 5,000 inhabitants d’en disposer.

D’abord satisfaits, les occupants déchantent quan apparaissent gale du cement, conjonctivites et problèmes respiratoires, rapporte Sue-Ellen. Sans compter le bruit et le ballet des camions.

Mais faute d’autre resolution et pour scolariser les enfants, ils prennent racine. Jusqu’à ce qu’en 2013, les Briqueteries du Nord s’installent.

C’est la nuisance de trop, des femmes, dont la mère de Sue Ellen, creent un collectif, Da so vas, “I’ll have the principle” in dialecte tzigane. Pétitions, manifestations, réalisation d’un movie s’enchaînent.

– “On paie pour mourir” –

“On a perdu notre belle-sœur de 42 ans d’un most cancers généralisé. Son frère aussi eu un most cancers. Sur dix naissances, sept enfants finissent asthmatics. Les personnes âgées ont des bronchites à répétition”, liste Sue Ellen, qui pointe an “environmental racism”.

“Ici, on paie pour mourir”, lâche sa sœur Lisa, automotive les occupants payent un loyer. “En juillet-août, c’est invivable: vous possesses un téléphone, en deux minutes il est couvert de poussière”.

Sa nièce de 20 ans, mère de deux filles de 9 mois et 6 ans, type le moins attainable sa cadette, qui souffre de problèmes respiratoires et d’irritations des yeux.

Aucun lien officiel n’a été établi entre l’état de santé des résidents et la air pollution du website. In November 2020, the préfecture sued the société bétonnière CCB d’évaluer à ses frais ses émissions.

Les mesures seront réalisées “au deuxième trimester 2023”, guarantee CCB. Jusque la, no bureau d’études n’a accepted d’intervenir en raison du “risque de dégradation” du matériel par les résidents, plaide la société.

“On peut faire toutes les mesures qu’on veut, de toute façon il ya de la poussière et elles ne veulent plus vivre là”, balaie l’élu référent de la métropole lilloise pour les gens du voyage, Patrick Delebarre.

La relocation de cette aire est désormais actée dans le Schéma Départemental d’Accueil des Gens du Voyage. Mais trouver d’autres terrains est complexe, souligne-t-il.

– A “distinctive” mobilization –

“La loi demand aujourd’hui qu’on mette ces gens dans des lieux salubres”, alors qu’à l’époque, “la façon de voir consistait à dire +la loi oblige à les mettre dans un coin, mettons-les dans a coin+”.

Le Schéma départemental prévoit des terrains familiaux ou de l’habitat tailored, mêlant maisons et emplacements pour caravanes, automotive les aires “ne correspondent plus aux attentes des gens du voyage du Nord”, largely sédentarisés, explain-t-il.

Les communes de Ronchin et Hellemmes cherchent des terrains mais “on n’a plus beaucoup de parcelles publiciques constructibles” et la place manque, affirms the mairie de Ronchin.

Pour William Acker, juriste issu de la communauté des gens du voyage, le fight des femmes de cette aire, “parmi les pires” de France, est distinctive “même à l’échelle européenne”.

“Normally, the luttes are éparses et s’épuisent très vite, the general public des aires d’accueil ne peut pas permettre de s’opposer frontalement à l’administration”.

“Qu’on le veuille ou pas, ils ont réussi à nous sédentariser”, sums up Sue Ellen. “Mais je veux qu’on le soit à notre façon. On veut aussi que plus tarde nos enfants ait un boulot qui leur donne ship de se lever le matin”.

.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *